Soleocene.org

Au delà de l'ère du pétrole - Penser et agir l'énergie autrement au XXIème siècle
Nous sommes le Lun Déc 10, 2018 11:44 am

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 82 messages ]  Aller à la page Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mer Juin 26, 2013 7:03 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Les énergies renouvelables devraient devenir la deuxième source d'électricité en 2016

Usine Nouvelle le 26 juin 2013

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit qu'en 2016, les énergies renouvelables doubleront le gaz pour devenir la deuxième source d'électricité dans le monde, derrière le charbon.

Les énergies renouvelables occupent une place de plus en plus importante dans le mix énergétique mondial. D'après une étude publiée mercredi 25 juin par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), cette source d'énergie devrait ainsi doubler le gaz pour devenir la deuxième source d'électricité dans le monde en 2016, derrière le charbon.

Le double de la production d'électricité issue du nucléaire

"La production d'électricité de l'hydraulique, du vent, du solaire et d'autres sources renouvelables dépassera celle du gaz et sera le double de celle du nucléaire dans le monde en 2016", indique l'AIE dans son rapport. Ce secteur devrait en effet progresser au total de 40% au cours des cinq ans à venir.

Toujours d'après l'AIE, les énergies renouvelables représenteront 25% de la production d'électricité mondiale en 2018, contre 20% en 2011. La croissance viendra essentiellement de l'éolien et du solaire, la part des énergies renouvelables hors hydroélectricité devant passer à 8% en 2018, soit deux fois plus qu'en 2011.

"C'est une bonne nouvelle pour un système énergétique mondial qui a besoin d'être plus propre et plus diversifié, mais ce ne doit pas être une excuse pour l'auto-congratulation gouvernementale, notamment dans les pays de l'OCDE", commente la directrice exécutive de l'AIE, Maria van der Hoeven, citée dans l'étude.

Le chauffage renouvelable (bois essentiellement) devrait de son côté passer à 9,6% de la consommation mondiale de chauffage en 2018, contre 8,1% en 2011, prévoit l'AIE. Les agrocarburants ne devraient quant à eux pas dépasser 3,9% de la demande mondiale de pétrole en 2018, alors qu'ils sont passés de 1,5% à 3,4% entre 2006 et 2012.


http://www.usinenouvelle.com/article/le ... 16.N200241

Bien lire source d' electricité, et non d' energie en géneral. :idea:


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mer Juin 26, 2013 9:33 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Mer Mai 17, 2006 4:06 pm
Messages: 17346
ah oui, ça va le faire. voir les résumés ici:

http://www.iea.org/Textbase/npsum/MTrenew2013SUM.pdf

http://www.iea.org/newsroomandevents/sp ... Launch.pdf

avé les bô grafiks qui vont bien...

_________________
Ce qu'on fait avec du pétrole; de la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable (Giroudoux, La Folle de Chaillot)

Dans le monde dans lequel on vit, on est soit dépressif soit ironique (Vérino)


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mer Juil 03, 2013 1:20 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Les coûts cachés des énergies renouvelables nouvelles

03 Juin 2013 La Tribune

Une révélation paradoxale du débat national sur la transition énergétique permet de mettre le coût de l'intermittence électrique en balance avec les atouts des énergies renouvelables nouvelles. Si le nucléaire a ses coûts cachés, comme les anti-nucléaires ne se font pas faute de le proclamer, les renouvelables aussi... A quand une électricité « propre » sans subventions ?

Coût de production des panneaux solaires réduit à un euro le watt, soit un milliard le gigawatt, soit... trois fois moins qu'une centrale nucléaire ! Eolien terrestre à 70 euros le mégawattheure, quand le prix moyen sur le marché de gros de l'électricité traditionnelle oscille entre 50 et 60 euros ! Eolien offshore à 150 euros (pour commencer) !!! Appel d'offre sur le premier grand projet solaire thermique marocain- un prototype- révélant un prix de revient à 140 euros... La « parité-réseau » tant attendue se profilerait donc à l'horizon : celui d'une électricité d'origine renouvelable qui prospèrera sans subventions, annonçant l'ère nouvelle de l'énergie propre et durable pour tous et sans limite.

Balançant cet enthousiasme, un autre chiffre attire l'attention : celui dérivé de la comparaison entre la France et l'Allemagne, un extraordinaire banc d'essai riche de révélations, et ce au niveau des chiffres de l'économie réelle, non des modèles théoriques et des préférences idéologiques... Nucléaire en deçà du Rhin, renouvelables au-delà, comme on lit dans Les Pensées à propos de la vérité et des Pyrénées. Pas de pays sur notre planète plus converti au nucléaire que l'est la France ; pas de pays plus adepte des renouvelables que l'Allemagne. Et tous deux avec la même conviction: bruyante et prosélyte en Allemagne ; discrète, presque honteuse en France, tant la conception allemande règne sur la politique énergétique de l'Europe.

Deux stratégies différentes

On ne peut en effet imaginer deux pays aussi proches- par la géographie, par le niveau de développement, par le degré de coopération et d'intégration économiques- qui au contraire, pour l'énergie, affichent des contrastes aussi profonds. L'indice le plus éclatant de ces contradictions s'incarne dans la politique extraordinairement volontariste conduite outre-Rhin depuis vingt ans pour le développement des énergies renouvelables nouvelles et dans la préférence marquée des Français pour l'énergie nucléaire, héritage historique d'un volontarisme tout aussi marqué.

Le parc allemand de production d'électricité renouvelable- hormis un peu d'hydroélectricité dans les Alpes- s'est construit au cours des vingt dernières années - entre 1993-2012. Le parc électronucléaire français s'est construit lui aussi sur vingt ans - entre 1970 (Fessenheim, Bugey) et 1990 (Civaux). Les capacités installées sont équivalentes : 60 Gw en énergies renouvelables moitié éolien- moitié solaire photovoltaïque en Allemagne, soit la moitié de la puissance installée totale ; 63 Gw nucléaire en France, soit 60 % de la puissance installée totale. Les coûts d'investissements réalisés sont eux aussi comparables : en euros constants l'Allemagne a investi davantage que la France 120 milliards contre 96 milliards, chiffrage récemment revalidé par la Cour des comptes.

La France ne connait pas l'intermittence

En revanche, la différence est étonnante au niveau de la production : 75 milliards de Kwh produits par an par le parc renouvelable Outre-Rhin ; 410 milliards par le parc nucléaire français. 13% de la consommation du pays d'un côté (600 Twh) ; 74% de l'autre (550 Twh) Ainsi la moitié de la puissance installée fournit Outre-Rhin un septième de la production ; en France les trois -quarts... La différence s'explique par l'intermittence : les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an (sur les 8760 que compte une année), donc restent inutilisées 87% du temps ; pendant que les capacités nucléaires tournent à plein régime- 6500 heures par an, soit 75 % du temps.

Le coût caché du volontarisme renouvelable allemand ne se borne pas au coût direct de l'intermittence tel qu'il est exposé ci-dessus. Il y a aussi le coût de l'aléatoire, l'imprévisibilté de l'ensoleillement, et de la force du vent qui affaiblit encore plus la valeur d'usage. Pour assurer l'alimentation du réseau en continu afin de répondre à la courbe de demande il faut mettre en place des capacités de production classiques, à base de combustibles compensant les périodes creuses de production des énergies intermittentes. C'est la production par les centrales au charbon, ou au lignite épouvantablement polluant ; ou au gaz naturel importé en grande part de Russie créateur de dangereuse dépendance. Et le coût de l'occupation de l'espace foncier - 4000 kilomètres de lignes électriques à haute tension pour équilibrer les productions sur le territoire ; des milliers de kilomètres carrés mobilisés par les panneaux et les mâts.

Plus on produit, plus les coûts baissent

Une conséquence paradoxale du débat national sur la transition énergétique est d'avoir projeté l'attention sur l'intermittence électrique. Jusqu'alors, la question n'était guère identifiée que par les seuls techniciens spécialistes des réseaux électriques : elle est maintenant accessible et débattue au grand public. Pourquoi cette conséquence est-elle paradoxale : parce que le débat a fait émerger les coûts indirects des énergies renouvelables nouvelles. Si le nucléaire a ses coûts cachés, comme les anti-nucléaires ne se font pas faute de le proclamer, les renouvelables aussi.

L'injection à grande échelle dans les réseaux électriques d'une électricité dont la valeur d'usage est incertaine pose des problèmes techniques et économiques inédits. Dans les débats publics, on compte la valeur de l'électricité produite à partir de sources renouvelables et de sources traditionnelles par référence à leur coût de production. On constate au cours des dernières années une baisse spectaculaire des coûts de production, qui illustre à nouveau les bienfaits de l'effet d'expérience, encore appelée courbe d'apprentissage - à savoir la vraie source du progrès technique et économique. Plus on produit, plus l'expérience s'accumule, plus les coûts baissent.

L'électricité, c'est d'abord des moyens de production

Les sources intermittentes d'électricité sont aujourd'hui rémunérées par le rachat des kWh qu'elles produisent. Ce faisant, on ne tient pas compte de leurs performances en matière de régularité et de prévisibilité : aucun lien n'est fait entre leur coût de revient et leur valeur d'usage. Le problème avec l'électricité est qu'il existe une différence considérable entre son coût de production et sa valeur économique. L'électricité ne se stocke pas. A tout instant l'électricité injectée sur le réseau doit être exactement égale à l'électricité appelée par les consommateurs. Avant d'être mesurable en tant que quantité d'énergie, l'électricité l'est en tant que puissance installée des moyens de production. Déployée pendant un certain temps, une puissance électrique installée (exprimée en kilowatts, kW) fournit une quantité d'énergie (exprimée en kilowattheures, kWh).

L'électricité est un service, non pas un bien tangible, qui consiste à mettre à la disposition des usagers (clients domestiques, industriels, collectivités locales) une puissance électrique mesurée en kW à un moment donné. Sa valeur d'usage varie d'une seconde à l'autre. Les chiffres ne sont pas là pour dicter des conclusions péremptoires, soi-disant au nom de la science, mais pour faciliter le débat sur des bases de dialogue communes


http://www.latribune.fr/blogs/cercle-de ... elles.html


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mer Juil 03, 2013 4:32 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Mer Mai 17, 2006 4:06 pm
Messages: 17346
so watt ?

A part quelques grosses bêtises
Citation:
annonçant l'ère nouvelle de l'énergie propre et durable pour tous et sans limite.
, je veux bien les chiffres. il y a d'ailleurs au delà de l'intermittence pleins d'autres choses sans doute encore plus pertinentes complètement passées sous silence (localisation des productions / consommations, démantèlement, GAU (terme dont la traduction n'existe toujours pas en français, mais en espagnol en polonais et anglais ! : http://de.wikipedia.org/wiki/Auslegungsst%C3%B6rfall)

Bien sûr que l'Allemagne a payé un énorme tribut pour FAIRE la transition énergétique, surtout lorsqu'on essuye les plâtres. Mais comme il est dit "Plus on produit, plus les coûts baissent" et cela c'est surtout vrai pour les renouvelables. (la courbe d'apprentissage ne fait que commencer). Les renouvelables produisent déjà plus que le nucléaire sur la planète. Quant à la question soit-disant si brûlante de l'intermittence disparaîtra à moyen terme avec l'arrivée des smart grids.

Bref, au delà du discours sur la technique (ENR contre nuke) que l'on peut varier à l'infini, en développant des points de détail comme ici, il n'en reste pas moins le constat: conviction: bruyante et prosélyte en Allemagne ; discrète, presque honteuse en France. Et c'est surtout là le problème. Une politique énergétique allemande avec laquelle tout le monde peut s'accorder, parce qu'elle crée des emplois développe un nombre considérable de nouveaux produits et s'exporte dans le monde entier. D'un autre côté on a une industrie qui n'a jamais résolu les risques majeurs qu'elle fait peser, qui reste toujours cloitrée dans ses non-dits et ses mensonges et qui ne peut que forger une forte animosité d'une partie de la population.

Alors n'est pas ça la transition énergétique ? passer enfin d'une politique énergétique discrète, presque honteuse à une autre bruyante et prosélyte ? Qu'est ce qu'on a à perdre à part quelques becquerels en moins ?

_________________
Ce qu'on fait avec du pétrole; de la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable (Giroudoux, La Folle de Chaillot)

Dans le monde dans lequel on vit, on est soit dépressif soit ironique (Vérino)


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Lun Déc 02, 2013 8:54 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Taxe-moi si tu peux : la taxe sur les pylônes électriques

Usine Nouvelle le 02 décembre 2013,

Jean-Marc Ayrault a annoncé vouloir remettre à plat la fiscalité française. Pour y voir plus clair, L'Usine Nouvelle vous propose chaque jour un éclairage sur l'une des taxes inconnues qui peuvent peser sur les sociétés. Aujourd'hui, la taxe sur les pylônes électriques.

Les lignes électriques aériennes sont disgracieuses ? Oui, mais elles rapportent gros ! Depuis 1980, chaque pylône supportant une ligne à haute tension est soumis à une taxation forfaitaire annuelle, dont le produit est perçu par les communes ou les communautés de communes. En 2013, un pylône rapporte 2076 euros lorsqu’il supporte une ligne dont la tension potentielle est comprise entre 200 et 350 kilovolts, et 4149 euros lorsqu’elle dépasse les 350 kilovolts. Une taxe n’allant jamais seule, s’ajoute à cette base forfaitaire un supplément de 4,4 % pour frais d’assiette et de recouvrement. Il est perçu, lui, par l’Etat.

Principal contributeur à cette taxe sur les pylônes, RTE, la filiale d’EDF en charge de la gestion du réseau de transport de l’électricité. En 2012, RTE a payé 232 millions d’euros aux communes sur lesquelles ses pylônes sont implantés.


http://www.usinenouvelle.com/article/ta ... es.N221981


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Lun Déc 02, 2013 11:05 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Mer Mai 17, 2006 4:06 pm
Messages: 17346
Tu m'étonnes que personne ne se plaint de pylônes disgracieux...

_________________
Ce qu'on fait avec du pétrole; de la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable (Giroudoux, La Folle de Chaillot)

Dans le monde dans lequel on vit, on est soit dépressif soit ironique (Vérino)


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mer Déc 11, 2013 10:45 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Electricité: l'Etat veut limiter les futures hausses de tarifs

11 Dec 2013

Le gouvernement voudrait modérer la hausse des tarifs réglementés de l'électricité en 2015 ou 2016 pour tenter de préserver le pouvoir d'achat des ménages, écorné par les dernières vagues de hausse sur les factures de courant.

La hausse de ces tarifs encadrés par l'Etat et appliqués par EDF à plus de 90% des ménages français serait limitée entre 2% ou 3% par an, «et même moins que 2% sur certaines périodes» jusqu'en 2018, a-t-on indiqué mercredi dans l'entourage de François Hollande après une réunion ministérielle consacrée à l'électricité.

Ces tarifs, qui représentent environ 70% de la facture, avaient augmenté de 5% en moyenne le 1er août, et une nouvelle hausse de même ampleur a été décidée pour l'été 2014. Cela représente une progression de 10,25% en un an, la plus forte depuis la privatisation partielle d'EDF en 2003.

Ce rattrapage était nécessaire pour couvrir l'envolée des coûts d'EDF, mais «ce type de décision pose problème aux ménages, pose une question de pouvoir d'achat, réelle ou perçue», selon l'entourage du président de la République.

Le scénario d'une troisième hausse similaire était évoqué pour 2015, mais aucune décision n'a encore été prise pour cette année-là, qui sera «vraisemblablement une année de transition», selon la même source.

A plusieurs reprises, le gendarme français de l'énergie, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait même estimé que les tarifs réglementés bondiraient de 30% entre 2012 et 2017 pour suivre l'évolution des coûts de l'opérateur historique.


Nouvelle méthode de calcul

Le gouvernement pourrait toutefois opter dès 2015 pour une autre méthode de calcul que celle appliquée actuellement pour les tarifs réglementés hors taxes, comme le prévoit la loi Nome de 2010 réformant le système électrique.

«Cela nous donne la possibilité d'avoir des trajectoires avec des hausses nettement moins importantes que celles qui étaient anticipées durant la période antérieure», a-t-on expliqué à l'Elysée.

«Ce mode de calcul peut être décidé pour application en 2016 au plus tard. (...) Il pourrait aussi être appliqué dès 2015» et tiendrait également compte des prix de marché, et pas seulement de la couverture des coûts d'EDF, a-t-on ajouté.

Cette annonce a plombé l'action EDF à la Bourse de Paris, qui abandonnait 2,53% à 25,80 euros en milieu d'après-midi.

La décision finale pour la période 2015-2018 n'est toutefois pas encore arrêtée, et dépendra notamment de l'équilibre économique d'EDF, qui a amplifié cette année son plan d'économies dans un contexte économique morose.

«L'adaptation exacte dépendra de la situation économique d'EDF. Est-ce que EDF est capable d'encaisser une hausse plus faible de l'électricité? Qu'est-ce que ça donne au niveau du pouvoir d'achat des ménages? etc. Ce sont des équilibres à trouver», a indiqué cette source à l'Elysée.

«Si vous diminuez le tarif, il faut qu'EDF puisse s'adapter pour continuer son modèle économique», a-t-elle ajouté. «Mais nous n'avons pas détecté d'incohérence majeure entre cette orientation-là sur les tarifs et le programme d'économies d'EDF».

Les hausses des tarifs réglementés ne tiennent pas compte des taxes, et notamment de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui finance entre autres les énergies renouvelables et a fortement augmenté ces dernières années.

La CSPE devrait à nouveau augmenter de 3 euros du mégawattheure le 1er janvier 2014, ce qui devrait se traduire par une hausse d'environ 2,3% du prix de l'électricité.

http://www.20minutes.fr/ledirect/126212 ... -envisagee


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mer Déc 11, 2013 11:10 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Mer Mai 17, 2006 4:06 pm
Messages: 17346
est-ce bien raisonnable à long terme, alors que l'élec est quasiment au double du prix partout en Europe ?

_________________
Ce qu'on fait avec du pétrole; de la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable (Giroudoux, La Folle de Chaillot)

Dans le monde dans lequel on vit, on est soit dépressif soit ironique (Vérino)


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Dim Déc 15, 2013 3:02 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Electricité : la CSPE va encore augmenter

Paru le 13 Dec 2013

Le 1er janvier 2014, le tarif réglementé de l’électricité va encore augmenter. En cause, l’augmentation d’une taxe majeure: la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE). La hausse de votre facture pourrait être de 2 % à 7 %. Pourquoi ? Nos explications.

La CSPE est une taxe apparue avec la libéralisation du marché de l’électricité. Elle est due par tous les consommateurs d’électricité, quel que soit leur fournisseur d’électricité, pour compenser l’augmentation des charges de service public supportées par fournisseurs historiques (EDF et régies locales). Le montant payé par les consommateurs est fonction du nombre de kilowattheures consommés et figure sur votre facture.

Cette taxe finance plusieurs actions à but écologique et social, notamment l’obligation d’achat des énergies renouvelables à travers les tarifs subventionnés de rachat par EDF. Dans une moindre mesure, la CSPE permet le financement de la péréquation tarifaire entre la métropole continentale et les départements d’Outre-mer et la Corse, le budget du Médiateur de l’Energie, ainsi que le financement des tarifs sociaux de l’électricité.

Pourquoi la CPSE augmente-t-elle ?

Le montant des charges à couvrir par la CSPE pour l’année 2014 est évalué à 8,4 milliards d’euros, notamment pour couvrir les charges de fonctionnement (6,2 milliards d’€ contre 4,8 milliards d’€ en 2012) et un montant qui correspond pour l’essentiel à la régularisation des charges et au défaut de recouvrement d’EDF (2,2 milliards d’€).

La CSPE est aujourd’hui facturée à 13,5 euros le mégawattheure (€/MWh) lorsque le tarif réglementé de l’électricité vous est facturé par EDF à 132,9 €/MWh. La CSPE représente donc près de 10 % de votre facture ! La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) préconise de la faire passer de 13,5 à 22,5 euros par MWh. Le gouvernement doit statuer, mais limitera certainement cette hausse à une augmentation proche de la hausse minimale de 3 €/MWh. La CSPE passerait alors de 13,5 à 16,5 euros par MWh au 1er janvier 2014. Une CSPE à 16,5 €/MWh ne permettrait de couvrir que les charges prévisionnelles au titre de 2014, note la CRE. Une si faible hausse reviendrait simplement à remettre le problème à plus tard. « Avec un taux de 22,5 €/MWh, la CSPE représenterait environ 17 % de la facture annuelle moyenne TTC d’un client résidentiel, contre 13 % avec un taux de 16,5 €/MWh. », précise la CRE.

Le photovoltaïque « historique », premier responsable

L’obligation d’achat des énergies renouvelables représentait en 2012 les deux tiers des charges de service, soit 3,2 milliards d’€. Les filières cogénération, éolienne et hydraulique produisent les ¾ du volume total d’électricité d’origine renouvelable acheté en 2012, mais ne sont responsable que de 43 % de ce montant. La filière photovoltaïque représente à elle seule un peu plus de la moitié de ce montant lié à l’obligation d’achat, mais pour seulement 9 % du volume !

Ces quatre dernières années, les professionnels du secteur ont fait des opérations à des prix extrêmement élevés, jusqu’à 600 €/MWh. En moyenne, le coût du photovoltaïque est donc de 459 €/MWh pour le photovoltaïque installé ! « Lorsque l’on parle du coût des énergies renouvelables, on parle essentiellement du coût du passé du photovoltaïque », note Philippe de la Doucette, Président de la CRE. Mais ce prix est aujourd’hui beaucoup plus bas pour les nouvelles installations, aux alentours de 100 €/MWh. En 2014, les prévisions sont à 80 €/MWh, ce qui en fera une énergie moins chère que l’éolien terrestre.

Le niveau des charges pour les énergies renouvelables est calculé par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) en faisant la différence entre le tarif d’achat et le prix du marché de gros de l’électricité européenne. Ces charges sont donc très sensibles aux prix de marché. « Une baisse de 1 €/MWh des prix de marché conduit à une augmentation du niveau des charges de 65 millions d’euros », note la CRE. « Le développement de la filière photovoltaïque (pour environ 30%) et la baisse des prix de marché de l’électricité (pour environ 17%) expliquent près de la moitié de l’augmentation des charges de service public entre 2012 et 2014. » précise-t-elle.

Les charges liées à la précarité énergétique augmentent aussi. Avec un nombre de bénéficiaires qui devrait passer de 660 000 à quelques millions, elles devraient passer de 94 millions d’euros en 2012 à 349 millions d’€ en 2014.

L’Etat aurait dû sérieusement augmenter la CSPE entre 2011 et 2013, mais l’a refusé pour « protéger pour le pouvoir d’achat ». Passera-t-il le cap en ce début d’année ? Quoiqu’il arrive, la facture du ménage français moyen augmentera encore d’au moins 2 % après une hausse de 5 % au 1er août dernier et avant une nouvelle hausse 5 % au 1er août prochain !


http://www.natura-sciences.com/energie/ ... enter.html


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Dim Avr 13, 2014 1:21 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Electricité : les particuliers bientôt payés pour consommer moins

Le Parisien le 09.04.2014

L'idée est simple mais elle pourrait bientôt rapporter de l'argent à des millions de particuliers. En cas de pic de consommation et donc de tensions sur le réseau électrique, les particuliers pourraient être rémunérés pour réduire ou stopper leur consommation.Une technique dite de «l'effacement» déjà accessible aux industriels et qui devrait être rapidement étendue aux particuliers.

Filiale d'EDF, le Réseau de transport d'électricité, RTE, chargé de la gestion du réseau, remet ce mercredi au gouvernement un rapport sur les nouvelles règles du marché de l'électricité. Parmi ces règles établies par la «loi Brottes» - du nom de son rapporteur François Brottes, le député PS de l'Isère - votée au printemps 2013, figure notamment l'effacement. Un projet de décret a été examiné par l'autorité de la concurrence et soumis au Conseil d'Etat.

Mise en oeuvre à l'hiver 2016-2017

Après une montée en charge progressive à partir de 2015, «l'objectif est que la mise en oeuvre lors de l'hiver 2016-2017», a confirmé mercredi un porte-parole de RTE au Parisien.fr.. Principal intérêt de l'effacement, «il permet d'éviter de solliciter des capacités de production supplémentaires lorsqu'il existe des tensions fortes sur l'équilibre offre-demande, c'est-à-dire précisement lorsque celle-ci sont les plus chères», explique RTE.

Déjà expérimenté notamment en Ile-de-France pour affronter les pics de consommation hivernales , l'effacement présente aussi des avantages pour les particuliers. Après l'installation d'un simple boitier sur leur compteur permettant de commander leurs appareils électriques à distance, les clients , qui auront accepté de diminuer ou d'interrompre leur' consommation aux heures de pointe, pourront faire des économies sur leur facture, voire percevoir une rémunération.

Pour connaître les règles précises de fonctionnement du disposotif et le mode de rémunération des clients qui acceptent de se prêter au jeu, il faudra toutefois patienter encore un peu. «La prochaine étape est l'approbation du dispositif par la Commission de régulation de l'énergie, la CRE», explique-t-on chez RTE qui a procédé sur ce sujet à deux consultations publiques en novembre-décembre 2012 et en mai-juin 2013.

Le système devrait, au minimum, faire économiser de l'ordre de 10% à 15% par an des factures d'électricité. Au-delà, il devrait rapporter de l'argent au travers d'un barême de prix en fonction du contrat souscrit avec un opérateur spécialisé et des plages horaires durant lesquelles on accepte de s'effacer pour éviter de mettre en péril le réseau électrique. Même s'il ne rapporte que quelques dizaines d'euros par an aux particuliers, cette rémunération sera la bienvenue à l'heure où les tarifs d'électricité vont immanquablement grimper dans les années à venir.


http://www.leparisien.fr/economie/elect ... 754077.php


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mar Aoû 12, 2014 3:37 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Citation:
Production électrique : les énergies nouvelles ont doublé le thermique

7 août 2014

Pour la première fois sur un semestre, la production d’électricité à partir des énergies renouvelables (hydraulique exclu) a dépassé celle des centrales thermiques en France. Au premier semestre 2014, marqué par un climat doux, la production d’origine thermique n’a représenté que 4,7% du mix électrique, contre 5,7% pour les énergies vertes. Avec 79%, la production nucléaire est elle au plus haut depuis le second semestre 2011.

« Le recours à la production thermique pâtit tout à la fois de la météo clémente, d’un recul de la consommation d’électricité et d’une forte production d’origine renouvelable » analyse pour Le Figaro Hervé Mignon de RTE (Réseau de transport d’électricité).

En chiffres, la part de la production d’origine renouvelable (hors hydraulique) passe de 4,5% au 1er semestre 2013 à 5,7%, pendant que celle du thermique (gaz, charbon, fioul) chute de 8,7% à 4,7%.

Mais il est vrai que le climat y est pour beaucoup dans ce fléchissement de la production thermique. Pour preuve, en raison des températures douces, la production globale d’électricité, à 276 TWh sur le semestre, baisse de 4,5%. Dans ces conditions le thermique est plus dispensable, alors que la part de la production d’origine renouvelable, dont l’intégration est prioritaire sur le réseau, est mécaniquement plus importante. De plus, comme l’a expliqué Hervé Mignon, les production éolienne et solaire sont en hausse, malgré la faible croissance des raccordements.

La production nucléaire de base n’est pas affectée, et est en hausse grâce à une amélioration de la gestion de la maintenance. L’atome représente 79% de la production électrique au premier semestre, son meilleur résultat depuis 2011.

Ce n’est pas cet été que la production thermique va repartir à la hausse.
...........
..........

http://lenergiedavancer.com/production- ... 014/08/07/

Bon, heureusement il y a le nuke.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mar Aoû 12, 2014 7:15 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Mer Mai 17, 2006 4:06 pm
Messages: 17346
AAAAAAaaaaaaarrrrggggggghhhhhhHHHHHHHHHHHHHHH

_________________
Ce qu'on fait avec du pétrole; de la misère. De la guerre. De la laideur. Un monde misérable (Giroudoux, La Folle de Chaillot)

Dans le monde dans lequel on vit, on est soit dépressif soit ironique (Vérino)


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Mar Aoû 12, 2014 8:43 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Scrat a écrit:
AAAAAAaaaaaaarrrrggggggghhhhhhHHHHHHHHHHHHHHH


faut pas s' étrangler comme ça.

Solaire PV + éolien > Gaz + charbon + fuel (juste pour l' électricité produite)

mais Solaire PV + éolien < Nuke et pour longtemps encore en franconie.
D'ailleurs je suis pas sur de voir l' équation s 'inverser avant ma mort.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Dim Sep 14, 2014 1:10 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Il y a pas plus soléocenien que ça :


http://www.evwind.es/2014/09/11/google- ... rica/47375

Citation:
SunEdison, Inc. , a leading global solar technology manufacturer and provider of solar energy services, today announced that Google Inc. has agreed to provide $145 million in equity financing for the Regulus solar plant. When completed, the Regulus solar project will be SunEdison’s largest developed and constructed project in North America. Located in Kern County, Calif., the Regulus plant will begin operation later this year, and will supply power to Southern California Edison through a 20-year power purchase agreement.

.....

The 737-acre 82 MW DC solar photovoltaic (PV) power plant is in construction on an abandoned gas and oil field, and will be comprised of over 248,000 SunEdison mono-crystalline solar PV modules.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message: Re: Le Soléocène sera-t-il électrique ?
MessagePosté: Lun Déc 29, 2014 4:01 pm 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam Aoû 26, 2006 1:37 am
Messages: 12756
Localisation: 38
Grenoble à l' assaut de Paris ! :mrgreen:

Citation:
La tour Eiffel alimentée par une entreprise Grenobloise

Acteurs de l'économie | 29/12/2014,

Le symbole de la capitale quitte son fournisseur allemand EON au profit de l'entreprise GEG, Gaz-Electricité de Grenoble, capable d'assurer une énergie 100 % renouvelable. Un contrat de deux ans pour environ 500.000 euros par an.

La Tour Eiffel, jusqu'alors approvisionnée en énergie par l'Allemand EON, change de fournisseur. C'est désormais Gaz-Electricité de Grenoble (GEG) qui assurera la prestation. L'entreprise rhônalpine sera capable de fournir une énergie 100 % renouvelable à partir de janvier 2015.

Ce contrat pour la Tour Eiffel correspond à un peu moins de 7 GW, soit environ mille foyers. Il court sur deux ans pour environ 500.000 euros par an.

Image

La société grenobloise s'est déjà aventurée dans la capitale : elle alimente en énergie l'opéra Garnier à Paris.

http://acteursdeleconomie.latribune.fr/ ... loise.html


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 82 messages ]  Aller à la page Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher:
Aller à:  
cron
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com