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Au delà de l'ère du pétrole - Penser et agir l'énergie autrement au XXIème siècle
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 Sujet du message: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Dim Nov 15, 2009 12:09 am 
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Copie/collé intégral de maniére tout a fait exceptionnel, parce qu'il le vaut bien.

Je suggère une mise en post-it.


Pic pétrolier : l’AIE connaît les faits depuis 1998, par Colin Campbell

Citation:
Par Colin Campbell, adresse à l’attention du rédacteur en chef du Guardian, novembre 2009

Cher Monsieur,

J’ai été très impressionné de voir l’importance que vous avez accordé dans votre numéro du 10 Novembre au traitement du rôle de l’Agence Internationale de l’Energie dans l’évaluation du niveau d’épuisement des réserves pétrolières. C’est l’un des plus importants problèmes auxquels est confronté le monde contemporain, étant donné l’actuelle dépendance énergétique à un pétrole bon marché.

Je peux vous fournir quelques informations supplémentaires sur le sujet, provenant de ma propre expérience. J’ai d’abord pris connaissance de la question en 1969 à Chicago, lorsque je faisais partie d’une équipe chargée de procéder à une étude mondiale pour Amoco (qui fait désormais partie de BP). Plus tard, alors que je dirigeais la compagnie Fina en Norvège, j’ai demandé à l’entreprise de mener une recherche sur le sujet, en collaboration avec les autorités norvégiennes. Nous avons alors utilisé les données publiques sur les réserves, car je n’avais pas réalisé à quel point elles étaient peu fiables.

Image

Les résultats ont été publiés sous le titre « The Golden Century of Oil, 1950-2050 » (Kluwer Academic). Ce document a suscité l’intérêt de Petroconsultants, une société basée à Genève, qui maintenait pour les compagnies pétrolières internationales une base de données fiable sur les activités du secteur dans le monde entier, incluant également la taille des découvertes et les statistiques de forage. Cette société m’a demandé de refaire l’étude, mais cette fois en utilisant leur base de données décrivant la quasi-totalité des champs pétroliers dans le monde. J’ai été rejoint dans ce projet par Jean Laherrère, ancien directeur de l’exploration de la compagnie pétrolière française TOTAL, qui avait mis au point diverses techniques d’analyse. Les résultats de l’étude ont été vendus à raison de 50 000 dollars l’exemplaire, mais elle a ensuite été retirée de la circulation sous la pression d’une société pétrolière américaine qu’il vaut mieux ne pas nommer. Cependant, Petroconsultants a ensuite co-édité un ouvrage que j’ai écrit, « The Coming Oil Crisis » (Multi-Science), qui en résumait les résultats, et elle a également donné son accord pour que Laherrère et moi-même écrivions un article pour le journal Scientific American : The End of Cheap Pétrole (Mars 1998).

L’AIE a acheté ce livre et m’a contacté, envoyant un analyste qui a passé une semaine à étudier les données. Il était évident que l’équipe au sein de l’AIE qui travaillait sur ce sujet était entièrement convaincue et en saisissait toute l’importance. Ils ont ensuite rédigé un rapport pour les ministres du G8, réunis à Moscou (International Energy Agency, 1998, World Energy Prospects to 2020, Report to G8 Energy Ministers, http://www.iea.org/g8/world/oilsup.htm, 31 Mars). Le texte était assez insipide, mais il contenait un tableau très important, indiquant que la demande de pétrole devrait dépasser l’offre en 2010, en l’absence d’une source identifiée comme [pétrole] non-conventionnel non identifié, dont la production augmentait jusqu’à atteindre 20% des besoins mondiaux d’ici à 2020. Ayant réussi à passer le test des ministres du G8, l’équipe de l’AIE a ensuite été en mesure de l’inclure dans l’édition 1998 du Wold Energy Outlook (WEO).

En fait, ce « non-conventionnel non-identifié » était un message codé indiquant l’apparition d’une pénurie. Je l’ai expliqué à un journaliste qui a pris contact avec une personne à l’AIE qui s’est réjouie que cet important message codé soit révélé. Mais lorsque son ouvrage a été publié (Fleming, D., 1999, Le prochain choc pétrolier ? Prospect April), l’AIE a évidemment eu de sérieux problèmes avec ses commanditaires au sein des gouvernements de l’OCDE, et dans l’édition suivante du WEO, le « non-conventionnel non-identifié » s’est transformé en « conventionnel non-OPEP », sans plus de commentaire ni d’explication.

La fonction première de l’AIE consistait à surveiller les stocks stratégiques de l’OCDE, qui étaient perçus comme un moyen de défense contre toute exigence excessive de l’OPEP. L’AIE estimait donc que son rôle était de protéger les intérêts des consommateurs, et elle avait toutes les raisons de minimiser toute référence à un épuisement des réserves et aux limites que la nature impose, car cela aurait eu pour effet indirect de renforcer le pouvoir de l’OPEP.

La société Petroconsultants a ensuite été acquise par IHS aux États-Unis, et la relation particulière qu’elle entretenait avec les compagnies pétrolières internationales a disparu, de telle sorte que la qualité de sa base de données s’est détériorée. Par ailleurs, cette société peut également subir la pression des intérêts commerciaux et des principaux pays de l’OPEP.

Il vaut la peine de s’attarder brièvement sur les publications des réserves pétrolières déclarées. Il n’y a pas de difficulté technique particulière dans l’évaluation de la taille d’un champ pétrolier au début de son existence, bien qu’il persiste naturellement une certaine plage d’incertitude. La publication des chiffres de ces réserves subit cependant deux distorsions importantes.

Premièrement, les compagnies pétrolières sont soumises à des règles strictes par la bourse de New York, qui sont conçues pour empêcher une exagération frauduleuse des réserves. De ce fait, il était logique que les compagnies fassent état du minimum nécessaire pour des raisons financières, puis revoient à la hausse leurs estimations au fil du temps, donnant une image réconfortante, mais trompeuse, d’une croissance régulière.
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Deuxièmement, les pays de l’OPEP se sont retrouvés en compétition pour les quotas dans les années 1980, lorsque les cours étaient bas. Les contingents de production étaient basés sur les réserves déclarées, ce qui a incité le Koweït à les augmenter de 50% du jour au lendemain en 1985, bien que rien n’ait changé dans la situation de ses champs pétroliers. Il pourrait en fait avoir commencé alors à publier le total découvert, et non pas les réserves restantes. Les autres pays de l’OPEP ont ensuite réagi en procédant à des hausses injustifiées afin de protéger leur quota (cf tableau ci-contre). Imaginer que les nouvelles découvertes d’Abou Dhabi puissent correspondre exactement à sa production et laissent inchangé le niveau de réserve est évidemment absurde.

Malgré ces difficultés, il est possible de produire une évaluation raisonnable de la situation de départ à partir des données historiques de Petroconsultants, qui sont fiables. Le graphique [ci-dessus] indique quelle est mon estimation à l’heure actuelle.

Pour résumer, le pétrole conventionnel classique a atteint un sommet en 2005. Le déficit a été comblé par un pétrole couteux, provenant principalement de gisements en eau profonde et de l’exploitation des sables bitumineux canadiens, ce qui a provoqué une hausse des cours. Cette tendance a été identifiée par des négociants avisés qui ont commencé à acheter des contrats sur le marché à terme, tandis que l’industrie pétrolière a maintenu des niveaux élevés de stock, puis les a regardés s’apprécier, sans avoir le moindre effort à fournir. La hausse des prix a également dirigé un flot de pétrodollars vers le Moyen-Orient, où il coûte environ 10 dollars pour produire un baril. Ces excédents de revenus ont ensuite été partiellement redirigés vers les établissements financiers occidentaux, contribuant ainsi à l’instabilité. La flambée des prix a atteint des niveaux extrêmes à la mi-2008, à près de 150 dollars le baril, ce qui a incité les négociants à commencer à vendre à découvert sur le marché à terme, et pour l’industrie pétrolière, à commencer à vider ses stocks avant qu’ils ne perdent de la valeur. Ces prix élevés ont dans le même temps déclenché une récession économique qui a freiné la demande, provoquant une chute des prix qui sont retournés aux niveaux de 2005 avant de remonter à environ 70 dollars aujourd’hui.

Il est plus difficile d’évaluer les pétroles non conventionnels, qui incluent les sables bitumineux et le pétrole lourd, le pétrole en eau profonde, celui des régions polaires et les liquides à base de gaz naturel, mais le graphe ci-dessus suggère que le pic dans toutes les catégories a été atteint en 2008. Le débat fait rage quant à la date du pic toutes ressources confondues, mais il rate le point fondamental qui est la perspective d’un long déclin après ce pic.

Étant donné le rôle central du pétrole dans l’économie moderne, le pic de production s’annonce comme un tournant d’ampleur historique. Il semble que les banques aient prêté plus que ce qu’elles n’avaient en dépôt, convaincues que la croissance économique de demain représentait une garantie pour la dette d’aujourd’hui, sans comprendre que la croissance a été alimentée par l’énergie fournie par un pétrole bon marché. Les gouvernements impriment aujourd’hui encore plus d’argent, en vertu des principes keynésiens, dans l’espoir de rétablir la prospérité passée, et le succès pourrait être de courte durée. Mais cela pourrait stimuler la demande de pétrole qui dépasserait bientôt à nouveau les limites de l’offre, conduisant à un nouveau choc sur les cours, entrainant une dépression économique pouvant être pire encore. De fait, les 28 milliards de barils extraits chaque année sont utilisés par une population mondiale de 6,7 milliards de personnes, mais en 2050 l’offre sera tombée à un niveau capable d’approvisionner moins de la moitié de ce chiffre, avec le mode de vie actuel.

On peut faire beaucoup pour réduire le gaspillage et développer les énergies renouvelables. Le charbon et l’énergie nucléaire peuvent également faciliter la transition même si, eux aussi, sont sujets à l’épuisement. Les défis sont si grands qu’il est clair que les gouvernements doivent agir de toute urgence pour se préparer à ce qui se profile. Dans le même temps, se posent les défis du changement climatique qui sont dans une certaine mesure liés à l’approvisionnement pétrolier.

Il est possible que nous assistions aujourd’hui à une forme de réveil, et les gouvernements de l’OCDE pourraient alors avoir besoin d’une justification au nom de laquelle seraient introduites de nouvelles politiques nationales. Ce qui, à son tour, pourrait permettre à l’AIE de proposer une évaluation plus réaliste de la véritable situation. Les médias ont aussi un rôle important à jouer en alertant l’opinion publique sur ce qui se déroule. Cela souligne la valeur de l’article que vous avez publié, et cela doit être porté à votre crédit.


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Publication originale ASPO (pdf), traduction Contre Info



Pour mémoire l'article de Terry Macalister, dans le Guardian du 9 novembre 2009.

Citation:
Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations officielles ne l’admettent, selon un informateur de l’Agence Internationale de l’Energie qui affirme qu’elle a délibérément minimisé une pénurie imminente de peur de déclencher des achats paniques.

Image

Légende : la production des champs « non encore découverts » (rose) et « non encore développés » (bleu ciel) prévue par l’AIE.

Ce haut fonctionnaire affirme que les États-Unis ont joué un rôle déterminant pour encourager l’agence à minimiser le déclin des champs pétroliers existants, tout exagérant les possibilités de découvertes de nouvelles réserves.

Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur l’exactitude du dernier World Energy Outlook, évaluant la demande et l’offre de pétrole, qui sera publié demain par l’Agence. Ce document est utilisé par de nombreux gouvernements, dont le britannique, pour définir leurs orientations en matière de politique énergétique et concernant le changement climatique.

En particulier, elles mettent en doute la prévision du dernier World Economic Outlook, qui sera on le pense reconduite cette année, qui estimait que la production pétrolière pourra passer d’un niveau actuel de 83 millions de barils par jour à 105 millions de barils. Des critiques extérieurs à l’agence ont souvent fait valoir que cette affirmation ne pouvait être étayée par des preuves concrètes et ils affirment que le pic de production pétrolière a déjà été dépassé.

Désormais, la théorie du « pic pétrolier » trouve des partisans au cœur même du secteur de l’énergie. « L’AIE prévoyait en 2005 que la production de pétrole pourraient s’élever à 120 millions de barils par jour en 2030, mais elle a été contrainte de réduire progressivement ce chiffre à 116 mb/j puis 105 l’an dernier », déclare notre source à l’AIE, qui n’a pas souhaité dévoiler son identité par crainte de représailles en provenance de l’industrie pétrolière. « Le chiffre de 120 mb/j a toujours été un non-sens, mais même celui qui est utilisé aujourd’hui est beaucoup plus élevé que ce qui peut être justifié, et l’AIE le sait. »

« Nombre de personnes à l’intérieur de l’organisation estiment que le maintien de la production, même entre 90 mb/j et 95 mb/j sera impossible, mais il est à craindre que la panique puissent se propager sur les marchés financiers si les chiffres avaient été inférieurs. Et les Américains craignent la fin de la suprématie du pétrole parce que cela menacerait leur pouvoir sur les ressources pétrolières, » ajoute-t-il.

Une deuxième source haut placée à l’AIE, qui a aujourd’hui quitté ses fonctions mais est tout aussi réticente à donner son nom, indique qu’une règle fondamentale de l’agence était l’« impératif de ne pas [mettre en] colère les Américains », mais que le fait est que les réserves de pétrole sont moins importantes qu’admises. « Nous sommes [déjà] entrés dans la zone du « pic pétrolier ». Je pense que la situation est très grave, » a-t-il ajouté.

L’AIE est consciente de l’importance de ses propres chiffres, et affirme sur son site : « Les gouvernements participant à l’AIE et l’industrie mondiale ont appris à compter sur le World Energy Outlook pour leur fournir une base cohérente sur laquelle ils peuvent formuler des politiques et préparer leurs plans d’activité ».

Le gouvernement britannique, entre autres, utilise toujours les statistiques de l’AIE, plutôt que les siennes propres, pour affirmer qu’il n’y a que peu de danger pesant sur l’approvisionnement en pétrole à long terme.

L’AIE a indiqué ce soir que les tenants du pic pétrolier avaient souvent mis en doute à tort l’exactitude de ses chiffres. Un porte-parole a précisé qu’il était incapable de se prononcer par avance sur le rapport 2009 qui sera publié demain.

John Hemming, le député qui préside le groupe parlementaire sur le pic pétrolier et gazier, déclare que ces révélations confirment les soupçons sur le fait que l’AIE sous-estime la rapidité avec laquelle le monde commencerait à manquer de pétrole et que cela a de profondes implications quant à la politique énergétique du gouvernement britannique.

Il a indiqué avoir également été contacté par certains responsables de l’AIE qui regrettaient son manque d’indépendance pour les prévisions. « Les rapports de l’AIE ont été utilisé pour justifier l’affirmation que le pétrole et le gaz ne connaitraient pas de pic avant 2030. Il est clair maintenant que ce ne sera pas le cas et que les chiffres de l’AIE ne peuvent être invoqués, » déclare M. Hemming.

« Tout cela redonne de l’importance aux négociations de Copenhague et indique que le Royaume Uni a un besoin urgent de se diriger plus rapidement vers une économie plus durable si il veut éviter de graves problèmes économiques, » a-t-il ajouté.

L’AIE a été créée en 1974 après la crise du pétrole, afin de tenter de préserver l’approvisionnement énergétique de l’occident. Le World Energy Outlook est publié annuellement sous le contrôle Fatih Birol, l’économiste en chef de l’agence, qui a défendu les prévisions précédentes contre les attaques émanant de l’extérieur de l’agence. Les partisans de la thèse du pic pétrolier ont souvent mis en doute les chiffres de l’AIE.

Mais aujourd’hui, des sources internes à l’AIE ont contacté le Guardian pour dire que M. Birol était de plus en plus confronté à l’intérieur de l’organisation à des questions sur ces chiffres.

Matt Simmons, qui est un expert respecté de l’industrie pétrolière, a longtemps contesté les chiffres du déclin de la production et les statistiques pétrolières que l’Arabie Saoudite fournit sur ses propres champs. Il s’interroge sur le fait que le pic pétrolier puisse être beaucoup plus proche que beaucoup ne l’acceptent.

Un rapport publié le mois dernier par le Centre Britannique de Recherche pour l’Energie (UKERC) indique que la production mondiale de pétrole conventionnel pourrait passer par un « pic » et entamer son déclin terminal avant 2020, tout en jugeant que le gouvernement ne se préparait pas à faire face à ce risque. Steve Sorrell, auteur principal du rapport, a déclaré que les prévisions suggérant que la production de pétrole n’atteindrait pas son maximum avant 2030 étaient « au mieux, optimiste et au pire invraisemblable ».

Depuis 2004, plusieurs personnes ont lancé des avertissements similaires. Colin Campbell, un ancien cadre de Total France a déclaré lors d’une conférence : « Si le chiffre des réserves réelles [de pétrole] sortait, il y aurait une panique sur les marchés boursiers...au bout du compte cela n’arrangerait personne. »


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Publication originale Guardian, trauduction Contre Info

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Dim Nov 15, 2009 1:11 pm 
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Inscription: Lun Aoû 28, 2006 9:06 pm
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Toujours vert, ce cher Colin, prénom prédestiné pour un visionnaire de pic...Mais toujours un peu tendance à tout expliquer par le pétrole.
Papy Campbell a écrit:
Ces prix élevés ont dans le même temps déclenché une récession économique qui a freiné la demande, provoquant une chute des prix qui sont retournés aux niveaux de 2005 avant de remonter à environ 70 dollars aujourd’hui.
Jamais entendu parler du Big Credit Freeze ? De la faillite de Lehman ?
Citation:
Les défis sont si grands qu’il est clair que les gouvernements doivent agir de toute urgence pour se préparer à ce qui se profile.
C'est ce qu'ils font depuis quelques années, non ? Les USA ne sont pas allés en Irak pour d'autres raisons, et si le nucléaire est reparti malgré ses faiblesses (la cupide EDF qui rogne sur l'entretien de ses centrales et qui en paie le coût en terme de disponibilité, Areva qui ne sait même pas concevoir et réaliser une version N+1 moins chère et plus sûre que la version N, le CEA qui annonce la Gen4 à l'horizon 2040 pour motiver ses chercheurs, etc) c'est bien parce que tous les Etats sentent qu'il va vite falloir faire avec un pétrole plus cher et de moins en moins facile à approvisionner.

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Ven Aoû 20, 2010 9:36 pm 
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Citation:
Matt Simmons, the chief advocate of Peak Oil, died of an apparent heart attack last night. The original theory was developed by M. Hubbert King. Has the theory held up?

For some background on Peak Oil, it can be reviewed by clicking this recent piece: http://markostake.blogspot.com/2010/05/ ... pdate.html.

Recent statistics from the International Energy Agency (IEA) bear out Hubbert's predictions. Growth in worldwide oil demand has slowed but continues to grow. Currently, the planet uses approximately 86 million barrels per day (mbd). This is projected to grow to 88 mbd by late 2011. Of course, an intensifying downturn in the global economy is likely to ensure that this forecast will not be met.

Peak Oil, however, refers to the production side. It anticipates a growing shortage as existing oil fields commence an inevitable and accelerating decline, while the alternatives are still very slow in being developed. According to the IEA, world production averaged 86.6 mbd in 2008 and fell to 85 mbd in 2009. It has rebounded in 2010, but has fallen in the 2nd quarter.

OPEC, which produces just less than 40% of global supply, averaged 28.9 mbd in June, down by 65 kbd from May. A lull in OPEC crude capacity expansion is expected between now and year-end 2011. Non-OPEC supply is expected to rise by a modest 0.4 mbd in 2011 to 52.8 mbd, following a 0.8 mbd growth in 2010. Increases from Brazil, global biofuels, Azerbaijan, Colombia, Ghana and Oman are expected to offset declines from Mexico and the North Sea during 2011.

The imminent "Double Dip" will undoubtedly have a major bearing on future production, especially if prices decline to possibly much lower levels in the intermediate term.



"Matt Simmons, the chief advocate of Peak Oil, died of an apparent heart attack last night" c'est vrai ça ?

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Sam Aoû 21, 2010 12:28 pm 
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Matt Simmons est mort le 8 Aout 2010 .

voir ici :
http://www.energybulletin.net/stories/2 ... -r-simmons


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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Sam Aoû 21, 2010 4:36 pm 
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Citation:
With the sad and premature death of Matt Simmons, we have lost an important analyst who played a prominent and successful part in raising awareness of the critical issue of so-called Peak Oil. His experience as an investment banker helped him penetrate the barriers of lax reporting to establish the true position. He drew the media’s attention to this critical turning point for Mankind, and he will be sorely missed. Colin Campbell, retired petroleum geologist, founder of ASPO

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Mar Aoû 24, 2010 12:08 am 
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S'il était mort 5 ans plus tôt, les ultra-piquistes auraient crié au complot

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Mar Aoû 24, 2010 7:59 am 
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Messages: 17089
c'est ce qu'on dit: les histoires de pétrole ne sont pas bonnes pour la santé !

Déjà en 1913 Rudolf Diesel était assassiné dans le ferry le Dresden qui l'amenait à Londres.

Son corps fut retrouvé par des pêcheurs hollandais 3 semaines plus tard...

Les histoires d'pitral, ça finit mal.. en général...

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Ven Jan 16, 2015 12:35 am 
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Inscription: Sam Aoû 26, 2006 10:07 pm
Messages: 8021
Localisation: yvelines
Faudrait pas que ça se perde au fond du forum : Joseph Stiglitz déclarait en 2010, à la BBC :

Citation:
"Le pétrole est un capital sous la terre, et si vous prenez ce capital sous la terre et que vous le dépensez, vous êtes pauvres. C'est comme tout capital : vous vivez au-dessus de vos moyens et vivre au-dessus de ses moyens, ce n'est pas soutenable.

Vous [les Britanniques] avez dilapidé cette richesse, vous avez pris ce pétrole de la mer du Nord, et vous avez très bien vécu durant cette période parce que vous viviez au-dessus de vos moyens.

Vous avez pris le succès de l'ère Thatcher pour un succès reposant sur une bonne politique économique, alors qu'en fait ce succès consistait à vivre au-dessus de vos moyens, et à laisser les générations futures appauvries."


C'est pas con un prix Nobel d'économie.

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 Sujet du message: Re: Le testament de Colin Campbell.
MessagePosté: Ven Jan 16, 2015 2:51 pm 
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Inscription: Mer Mai 17, 2006 4:06 pm
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c'est assez bon comme passage. Mais cela ne lui a pas empêché de faire des c... lui aussi...

Faites ce que je dis, ne faites pas.... (Sénèque)

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